Adapter sa commune à la canicule

Avec des étés de plus en plus chauds et des périodes de canicule plus importantes, il est important d’adapter les aménagements de sa commune aux événements de fortes chaleurs. 

Tout d’abord, il est recommandé d’installer un caniparc aux pourtours végétalisés. Vous créez ainsi, un lieu de fraîcheur pour les animaux et leurs propriétaires. Il est important que le sol du caniparc ne soit pas dans un revêtement qui capte la chaleur car les coussinets des chiens sont sensibles aux fortes chaleurs. Privilégiez alors des couleurs claires pour que l’absorption des rayons du soleil soit faible et la réflectance élevée. Sinon adoptez un caniparc couvert d’herbe, qui permet de bien garder la fraîcheur. 

Adapter les horaires d’ouvertures du caniparc peut également être une bonne solution pour permettre aux propriétaires d’aller au parc lorsque les températures extérieures sont moins élevées. 

Par ailleurs, il est important que le chemin pour se diriger au caniparc soit aussi adapté aux animaux. Il est donc conseillé d’aménager une bande végétalisée permettant aux chiens de marcher sans se détériorer les coussinets. En effet, lorsque la température extérieure s’élève à 37°C, celle de l’asphalte peut monter jusqu’à 65°C. Les organes vitaux du chien étant plus proche du sol, cela peut lui provoquer une hyperthermie. 

La mairie peut sensibiliser sur son site internet les propriétaires à adopter les bons réflexes : 

La chaleur a aussi un impact sur la faune sauvage, il existe aussi des gestes pour la protéger : 

Le cas des animaux enfermés au sein des voitures

Un véhicule garé en plein soleil peut en effet très vite devenir un piège mortel pour un animal. La température dans l’habitacle peut atteindre voire dépasser les 40 °C en moins de 10 minutes. En cas de canicule, le mercure peut osciller autour des 60 °C en seulement 15 minutes. Cela peut être fatal pour tout animal qui s’y trouve enfermé. 

En principe, casser la vitre d’une voiture appartenant à autrui constitue une dégradation. Cependant, l’article 122-7 du Code pénal prévoit une exception. Ce texte indique qu’une personne n’est pas pénalement responsable lorsqu’elle accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde d’une personne ou d’un bien face à un danger actuel ou imminent, à condition que les moyens employés soient proportionnés. Concrètement, si le chien est en danger de mort et qu’il est impossible d’attendre l’arrivée des secours, le bris d’une vitre peut être justifié par cet « état de nécessité ». Il est toutefois recommandé d’avoir prévenu la gendarmerie ou la police judiciaire et de disposer de témoins. 

Dans un arrêté du 16 juin 2026, le Maire de Vallauris autorise la police municipale a usé de l’article 122-7 du Code pénal pour procéder à l’ouverture forcée des véhicules où se trouvent des animaux dont la santé ou la vie sont en danger. Le Maire de Vallauris s’est fondé sur sa compétence de police administrative pour prendre cette décision ( les articles L.2212-1 et suivant du Code général des collectivités territoriales) en ce qu’il lui appartient d’assurer la sécurité et la salubrité publique sur le territoire de la commune, et en particulier de faire respecter le bien-être animal. 

Le Maire explique que cet arrêté a aussi pour finalité d’avoir des vertus pédagogiques pour que les citoyens n’enferment pas leurs chiens dans les voitures

Des initiatives privées voient aussi le jour :

Un supermarché des Vosges accueille les chiens pour qu’ils soient au frais pendant la canicule. L’Intermarché de Mirecourt dans les Vosges a décidé d’ouvrir ses portes aux chiens. 

Cette décision est motivée par la protection du bien-être animal, car comme l’explique la directrice du magasin, “Pendant les fortes chaleurs, j’ai vu ces chiens enfermés dans des voitures sur notre parking, ils appelaient à l’aide… J’ai dû contacter les gendarmes, c’est inacceptable ! » 

Cependant, certains règlements sanitaires départementaux interdisent la présence de chiens dans les magasins d’alimentation (ex : Paris, Eure, Bouches-du-Rhône, etc.), à l’exception des chiens guides d’aveugles et d’assistance. Toutefois, le département des Vosges n’est pas concerné par cette interdiction. C’est donc les gérants qui prennent la décision d’autoriser ou non la présence d’animaux dans leurs magasins et qui adoptent les mesures devant être mises en œuvre pour éviter toute contamination. L’Intermarché vosgien autorise donc « les petits chiens de 10-12 kg à prendre place sur de petites couvertures dans des caddies spéciaux, nettoyés tous les jours », précise sa directrice. 

Les plus grands chiens quant à eux profitent d’une cellule aménagée à l’entrée du magasin, dans la galerie marchande, avec des jouets pour chiens, un espace de détente pour les propriétaires et un distributeur de boisson. 

Cette initiative a inspiré un autre magasin (Super U Rohrbach Lès Bitche) qui autorise les petits gabarits jusqu’à 10kg à être dans les chariots tandis que les plus grands sont autorisés dans la galerie marchande en laisse et accompagnés de leur humain. 

Dans certains départements le règlement sanitaire dispose à l’alinéa 9 de l’article 125-1 du règlement sanitaire départemental que « l’accès des animaux, notamment des chiens, est interdit à l’exception des chiens guides de personnes malvoyantes. Cette interdiction doit être affichée à l’entrée de chaque magasin ». 

Cependant, ces règlements prévoient des articles où il est possible de demander une dérogation. Par exemple, l’article 153 du règlement sanitaire départemental de Paris prévoit, que “ Sous réserve de la législation et de la réglementation en vigueur, le Préfet de la Région d’Ile-de-France, Préfet de Paris, et le Préfet de police peuvent, dans des cas exceptionnels, accorder des dérogations au présent règlement par arrêtés pris en application de leur pouvoir réglementaire. Sauf cas d’urgence, ces arrêtés sont pris après avis du Conseil d’hygiène publique de Paris. » Ainsi, vous pouvez appuyer une demande de dérogation pour que les animaux puissent aller au frais.