Lutte contre la maltraitance

La maltraitance animale peut se définir comme le fait de ne pas répondre aux impératifs biologiques de l’espèce concernée. Des impératifs sont communs à tous les animaux (ils sont repris en partie par l’article R. 214-17 du Code rural) et se fondent sur les Cinq Libertés fondamentales du bien-être animal définies par l’Organisation Mondiale de la Santé Animale, à savoir : 

  • Ne pas souffrir de faim et de soif
  • Ne pas souffrir de contraintes physiques 
  • Ne pas être sujet à la douleur, aux blessures et aux maladies
  • Avoir la liberté d’exprimer des comportements normaux propres à son espèce 
  • Être protégé de la peur et de la détresse

Il existe alors différents types de maltraitances animales :

  • Les mauvais traitements 
  • L’abandon 
  • Les sévices graves et les actes de cruauté 
  • Les atteintes sexuelles sur un animal 
  • Les atteintes volontaires ou involontaires à la vie d’un animal ou à l’intégrité d’un animal.

Le fait de maltraiter un animal est puni par le Code pénal (Articles 521-1 à 521-2 du Code pénal) et les sanctions qui y sont attachées ont été renforcées par la loi de 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale. 

Les sévices sur les animaux étant des infractions le maire peut agir en mettant en œuvre ses pouvoirs d’officier de police judiciaire prévu par l’article 17 du Code de procédure pénale (pour plus d’informations sur ces pouvoirs vous pouvez vous référer à notre rubrique dédiée). 

Pour lutter contre la maltraitance animale la commune peut aussi agir de façon préventive : 

  • réaliser des ateliers pour savoir détecter les cas de maltraitance
  • former la police municipale sur les enjeux de maltraitance animale

Le maire peut-il agir en cas d’animal mal traité sur le territoire de sa commune ?

Cadre légal

Article 521-1 du Code pénal

Il interdit d’exercer des sévices graves ou de commettre des actes de cruauté sur des animaux comme un acte d’abandon. Il y a des circonstances aggravantes si les sévices ou actes entrainent la mort de l’animal ou si l’auteur de l’acte était le propriétaire de l’animal.

Article 521-1-1 du Code pénal

Les atteintes sexuelles sur un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité sont punies de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

Article 521-1-2 du Code pénal

Cet article réprime le fait de filmer les actes incriminés dans les articles précédents en tant qu’acte de complicité.

Article 521-2 du Code pénal

Le fait de pratiquer des expériences sur les animaux sans se conformer au cadre légal est constitutif de mauvais traitements.