En 2013 l’Inde a octroyé le statut de personne non humaine aux dauphins afin de les protéger contre les captures, ce qui a mis fin à la présence de delphinariums dans le pays.
En 2014 l’Argentine a ouvert une voie en reconnaissant à une femme orang-outan, Sandra, le statut de personne non humaine. La Chambre de cassation pénale de Buenos Aires lui a appliqué le droit de ne pas être emprisonné sans jugement, lui reconnaissant donc le droit à vivre en liberté et de ne plus être enfermée au zoo de Buenos Aires. Néanmoins, Sandra n’a pas été libérée en raison de risques pour le primate. Toutefois, Sandra n’a pas pu être libérée en raison des risques pour le primate.
Quelque temps après, c’est une chimpanzé Cécilia a reçu le même statut. Elle a été relâchée dans une réserve naturelle du Sanctuaire des grands primates de Sorocaba près de Sao Paulo en 2017.
En 2022, l’Equateur a reconnu dans une décision de sa Cour constitutionnelle des droits juridiques distincts aux animaux sauvages. Dans sa décision, elle donne des droits d’exister, de s’épanouir et d’évoluer en biodiversité. La décision permet aux animaux d’être considérés comme des détenteurs de droits en tant que partie de la nature. Toutefois, ces droits doivent s’articuler avec le contexte des processus écologiques comme la prédation. Ainsi, la pêche et la chasse ne sont pas interdites tant qu’elles sont réalisées dans un cadre légal.
Fin 2025 deux municipalités de l’Amazonie péruvienne ont reconnu des droits juridiques à des abeilles sans dard.
Ces dernières ont désormais le droit d’exister, de prospérer, d’avoir un habitat sain, et même d’être représentées en justice si elles sont menacées. C’est une première pour les insectes. Pour les peuples autochtones, c’est une révolution. Depuis l’époque précolombienne, ces abeilles sans dard font partie de leur identité, de leur spiritualité, de leur médecine. Le président d’une réserve Asháninka, le dit simplement : « L’abeille sans dard symbolise notre coexistence avec la forêt tropicale. »
En février 2026, un projet de loi a été introduit en Nouvelle-Zélande, le Tohorā Oranga Bill. Il vise à reconnaître les baleines comme des entités juridiques. Cela permettrait que leurs intérêts soient défendus en justice. Cela pourrait ouvrir la voie à la reconnaissance de leur droit de migrer librement, à une protection renforcée de leur habitat, à la prise en compte de leurs structures sociales complexes et à la possibilité de contester juridiquement les atteintes à leur environnement. La Nouvelle-Zélande a déjà ouvert cette voie : des entités naturelles comme la rivière Whanganui ou la forêt Te Urewera disposent aujourd’hui d’une personnalité juridique.

