Le blaireau est très présent sur l’ensemble du territoire de France métropolitaine. C’est une espèce omnivore. Il s’agit d’un animal nocturne. Le blaireau est une espèce chassable (arrêté ministériel du 26 juin 1987 modifié, fixant la liste des espèces gibier chassable) qui peut donc être tuée sur l’ensemble du territoire entre les dates officielles d’ouvertures et de fermetures de la chasse.
Il joue un rôle pour l’environnement :
- il régule les populations de guêpes en mangeant les larves dans les nids
- il participe à l’aération des sols en fouillant pour trouver de la nourriture
- il régule les rongeurs en les mangeant
Pour autant, le blaireau est souvent associé à l’image du nuisible faisant que des battues administratives sont souvent prévues à son encontre. Pourtant, il ne fait pas partie de la liste des espèces susceptibles d’être classées nuisibles depuis 1988 mais peut faire l’objet de mesures administratives de régulation à l’initiative du préfet sous l’autorité des lieutenants de louveterie (Article L. 427-6 du Code de l’environnement).
Le blaireau est victime de pratique cruelle telle que le déterrage aussi appelé “vénerie sous terre”, il s’agit d’un lâcher de chiens pour acculer le blaireau au fond de son terris puis l’ extirper brutalement et l’abattre.
En outre, la tuberculose bovine est fréquemment utilisée comme motif pour déterrer les blaireaux. Néanmoins, les autorités sanitaires ne préconisent pas de déterrer les blaireaux pour lutter contre cette maladie. De plus, l’arrêté du 7 décembre 2016 relatif à certaines mesures de surveillance et de lutte contre la tuberculose prévoit que dans les zones à risque, la vénerie est interdite en raison du risque de contamination pour les équipages de chiens.
Des associations comme l’ASPAS formulent régulièrement des recours contre les arrêtés préfectoraux autorisant les déterrages de blaireaux.

