Depuis le 1er janvier 2026 les feux d’artifices sont interdits pour les particuliers aux Pays-Bas. C’est notamment la leader du parti pour le bien-être animal qui est l’une des principales promotrices du projet. 19 villes néerlandaises avaient déjà mis en place des interdictions locales.
Cependant, les feux légers tout comme les spectacles professionnels restent autorisés.
I-CAD rappelle que les feux d’artifices du fait de leurs détonations soudaines et violentes sont perçus comme un danger et provoquent de la panique chez les animaux domestiques et peut entraîner leur fuite.
Par ailleurs, les feux d’artifices ont également un impact sur la faune sauvage. En effet, ils sont à l’origine d’une pollution chimique et sonore. Les feux d’artifice reposent sur la combustion et sur des composés métalliques pour créer des couleurs, de la lumière et des sons.
Lors de leurs explosions, ils libèrent un mélange de gaz, de particules fines (PM 2.5), de métaux lourds (baryum, le strontium, l’aluminium, le cuivre, le magnésium et le potassium) et de débris plastiques. Une étude menée à Paris a révélé une augmentation de plus de 3000 % des particules fines dans l’air après un spectacle pyrotechnique.
En outre, une étude de l’association de Surveillance de la qualité de l’air de la région Grand Est (ATMO Grand Est) du 2 janvier 2025 révèle qu’entre minuit et 2h du matin le 1er janvier 2025, des moyennes horaires atteignant près de 400 µg/m³ à Strasbourg et plus de 300 µg/m³ à Colmar ont été enregistrées. Ces valeurs étaient bien au-dessus des niveaux habituels et étaient directement liées aux émissions intenses de particules générées par les feux d’artifice et les pétards.
Ces résidus contribuent à une pollution durable en se déposant sur le sol, dans l’eau et dans l’atmosphère.
De plus, comme pour les animaux domestiques, les détonations brutales provoquent un stress important chez les animaux. Par exemple, chez les oiseaux cela peut avoir pour conséquences l’abandon des nids. Cette pollution sonore peut avoir des conséquences importantes durant la période de mars à août où les animaux se reproduisent et s’occupent de leurs petits.
Des précautions peuvent être prises :
- Opter pour des effets pyrotechniques moins bruyants comment les fontaines ou les gerbes silencieuses
- Faire des spectacles de drones qui sont moins perturbants que les feux d’artifice traditionnels
- Ne pas réaliser le feu d’artifice à côté d’une zone sensible pour la faune
A Bordeaux par exemple, depuis 2021 la ville propose un feu d’artifice sans perchlorate, sans plomb et sans retombée de plastique et d’aluminium dans la Garonne. Pour éviter l’effarouchement des oiseaux exposés au risque de crise cardiaque au moment des déflagrations, les tirs sont progressifs.
Par ailleurs, à Tours, Strasbourg, Toulon ou Voiron, entre autres, ce sont des spectacles lumineux composés de drones qui ont eu lieu lors du 14 juillet 2025.
Tours a notamment pris cette décision pour protéger la population des sternes (oiseaux migrateurs qui nichent au bord de la Loire) qui sont des oiseaux d’eau particulièrement impactés par les feux d’artifice ces derniers étant souvent tirés au bord de l’eau.
Cependant, les drones présentent aussi des inconvénients, les oiseaux pouvant entrer en collision avec ces derniers. Il est alors très important de bien choisir l’endroit où le spectacle aura lieu pour limiter les risques de collisions.

