Pour protéger les chiens et les chats, le Parlement européen approuve des règles communes ! 

Environ 44% des citoyens européens possèdent un animal de compagnie et 74% d’entre eux souhaitent qu’ils soient mieux protégés. 

Le mardi 28 avril 2026 à Strasbourg les eurodéputés ont adopté les premières normes minimales européennes de protection pour les chiens et les chats. Ces règles visent à harmoniser les conditions d’élevage, de détention et de commerce au sein de l’Union européenne tout en luttant contre les trafics illégaux. 

Le règlement régule plusieurs pratiques : 

  • les mutilations non médicales (coupe de la queue ou des oreilles, retrait des cordes vocales) seront interdites ;
  • fin de l’élevage des animaux présentant des caractéristiques physiques excessives pouvant nuire à la santé ; (En 2018, déjà, l’Académie vétérinaire de France émettait un avis « sur la nécessité de renforcer la prévention et la lutte contre les “hypertypes” canins ». Selon cette dernière, l’exagération de certains traits physiques, source de douleurs, « peut être assimilée à des maltraitances programmées »).
  • prohibition de l’utilisation de pratiques causant douleur ou souffrance comme les colliers électriques ou à pointes. 

Le texte vise également à lutter contre le commerce illégal en imposant des normes strictes aux éleveurs, vendeurs, refuges et familles d’accueil. 

Le nouveau règlement impose l’identification systématique par puce électronique et l’enregistrement de tous les chiens et chats présents dans l’UE. Ces informations seront centralisées dans des bases de données nationales, consultables par les autres États membres afin de faciliter la détection de mouvements illégaux.

En France, l’identification est déjà obligatoire dès quatre mois pour les chiens, et sept mois pour les chats. En cas de manquement, l’amende peut grimper jusqu’à 750 euros. 

Ce règlement est le bienvenu étant donné qu’en 2022 il y avait 215 millions d’animaux domestiques dans l’UE et que ce marché représente 1,3 milliard d’euros par an dans l’UE. 

La rapporteure et Présidente de la commission de l’agriculture et du développement rural, Veronika Vrecionová (ECR, Tchéquie), a déclaré : « Aujourd’hui, nous avons franchi une étape importante pour mettre véritablement de l’ordre dans le commerce des chiens et des chats au sein de l’Union européenne. Notre message est clair : un animal de compagnie est un membre de la famille, pas un objet ni un jouet. Nous disposons enfin de règles plus strictes en matière d’élevage et de traçabilité qui nous aideront à lutter contre ceux qui considèrent les animaux comme un moyen de faire du profit rapide. Dans le même temps, nous garantissons des conditions équitables pour les éleveurs européens honnêtes. »